Notre équipe vous accueille du lundi au samedi de 9h30 à 20h au 3ème étage du Centre Commercial de la Part-Dieu dans la tour Oxygène et vous propose un large choix de Bande Dessinée sous toutes ses formes (BD franco-belge, Mangas, Comics) ainsi qu'une sélection de figurines, T-shirts, affiches, tirages de tête...
Sur ce blog, vous trouverez des infos sur les événements ou sur les produits et nouveautés de la boutique, des critiques d'oeuvres par l'équipe et bien d'autres choses encore !
Aujourd’hui nous faisons le point sur les rendez vous de la semaine dans votre librairie préférée !
- Hier, Mercredi 12 Juin, vous avez eu droit à la dédicace de La Plus Grande BD du Monde avec quelques guest et les étudiants de l’Ecole Emile Cohl.
- Aujourd’hui, Jeudi 13 Juin, vous pourrez partager un moment de complicité avec Lucas Varela qui sera en dédicace dans notre boutique.
- Et demain (Tadaaaaam !), Vendredi 14 Juin, ce sera dédicace géante Fluide Glaciale. Retrouver les noms des auteurs présents sur notre page Facebook. Ils seront en dédicace au troisième niveau de la tour Oxygène de Part-Dieu devant notre boutique. Mais mais mais ! Ils s’affronteront également dans des battle d’improvisation endiablé au rez-de-chaussée. Ca promet !!!!
En espérant vous voir nombreux pour ce merveilleux moment !
Dessin : Rob Guillory Scénario : John Layman Editeur : Delcourt
- Parle-moi, baby.
- L'homme discret a besoin de rentrer en grâce.
- Pardon ?
- L'homme grenouille va sortir de ses gonds. L'homme discret a besoin de rentrer en grâce.
- Ouais, et l'homme cyborg a besoin d'un sandwich à la dinde. Bon, qu'est-ce que tu dirais d'en venir au fait, ducon ?
Tony Chu est un cibopathe. C'est un don qui ressemble grandement à une malédiction. Imaginez un rat crevé dans une cave ; en le mordant, Tony Chu peut vous dire son âge et le poison qui l'a tué. Croquer dans une saucisse lui permet de voir la confection de ladite saucisse, ce qui suffit pour lui couper l'appétit en règle générale (puis de savoir si une saucisse pure porc est bien pure porc ou humaine, de chien ou de chat ou si les lasagnes sont au cheval, bref, vous voyez où je veux en venir). Et dans un monde où le poulet est proscrit suite à une méga grippe aviaire, ce talent/malédiction est très utile vu les restos clandestins qui servent de la volaille. Le seul aliment qui ne provoque rien en lui, c'est la betterave (mangez-en, c'est bon pour les reins).
Tony Chu va se retrouver à travailler pour le R.A.S., une agence gouvernementale où les pires missions lui sont données. En effet, quand il mord dans un cadavre, il peut visualiser la scène du crime. Et quand ledit cadavre a macéré pendant quelques jours, cela revient à croquer dans une tranche de jambon oubliée dans le frigo. Parce que Tony Chu, personne ne l'aime. Son supérieur s'arrange pour le ridiculiser ou lui hurler dessus en permanence, sa famille le rejette en grande majorité, notamment son frère, cuisinier spécialisé dans la volaille. Ses répits ? Sa soeur jumelle Toni, qui bosse pour la N.A.S.A. et qui a également un certain talent pour trouver des trucs en mordant quelque chose ou quelqu'un (ce qui ne lui sert pas des masses dans son boulot). Il y a surtout Amelia Mintz, journaliste culinaire qui a la particularité d'être saboscrivneuse. Je vous vois pousser un soupir. Une saboscrivneuse, c'est une personne qui peut décrire ce qu'elle mange avec une telle justesse de mots qu'elle peut soit mettre en appétit soit provoquer des nausées intenables (ce que, assurément, je ne suis pas...). Oui, Tony Chu est une série très culinaire. Autre point de répit pour notre détective cibopathe, son coéquipier John Colby, à qui l'on doit le dialogue emprunt de poésie plus haut. Puis il y a Poyo, un véritable coq de combat, démon des basses-cours et allié involontaire ou non dans les enquêtes d'un Tony parfois dépassé par les événements.
Bref, vous l'aurez compris, Tony Chu Détective Cannibale n'est pas une série comme les autres. Elle se détache de part ses protagonistes uniques et attachants, puis par son graphisme moderne et décomplexé. Volontiers trash, ce comic book est une alternative bienvenue pour ceux qui n'en peuvent plus des super-héros ou des zombies. Du polar qui ne se prend pas tout à fait au sérieux et qui laisse une grande part à la déconnade et aux bons mots.
Que dire de plus ? Bah ! Lisez-le, c'est plus simple, l'essayer, c'est l'adopter !
Franchement, les sorties de la semaine sont d'un nombre relativement faible. Fin de mois, faut pas trop charger avant une première semaine de juin qui, à côté, rassemble les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse accompagnés du Molosse des Ténèbres (qui court après les papillons. Le premier à retrouver la référence a gagné !). Pour vous dire. C'est presque indécent de présenter si peu quand on prépare un tsunami de sorties (Murena, c'est incessamment sous peu !).
Bref...
Ah ! La couverture de la semaine ! Le choix n'a pas été très cornélien. C'est bien le seul avantage à ce genre de semaine, ce que l'on veut mettre en avant saute plus facilement aux yeux. Et donc, c'est le dernier tome du Vent dans les Sables qui se taille la part du lion. Parce que c'est mignon. Et aussi parce que l'auteur est breton et que Audrey, qui est bretonne, nous fait un attentant à la crêpe piégée si nous ne mettons pas sa région à l'honneur.
Nous imaginons que la plupart d’entre vous on suivit de très
près les péripéties du 66ième Festival de Cannes. La palme d’or a été décernée
à La vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche.
Nous avons le plaisir de vous annoncer que Le bleu est une
couleur chaude (de Julie Maroh), la
BD qui a inspiré ce film est en vente dans votre Librairie
préférée ! Vous n'arriviez pas à mettre la main dessus ? Vous savez où le trouver maintenant !
« Si tu as les nerfs parce que tu es leur souffre-douleur, fais en sorte qu’ils deviennent les tiens ! »
La couverture en elle-même n’est pas très engageante, je vous l’accorde. Aussi, le résumé au dos du volume n’accroche pas plus que ça. Le premier volume de Mairunovich n’a rien pour vous séduire à première vue. Et pourtant, il s’agit d’un véritable petit bijou de la comédie romantique que nous propose Tonkam et qui relève clairement le catalogue.
La mangaka de Obaka-chan nous offre du bonheur en dosette.
L’histoire ? Très simple.
Mairu est ce qu’on appelle communément un « laideron ». Aucun charisme, aussi intéressante qu’une plante de décoration, elle ne fait aucun effort pour être jolie. Mais la jeune fille va avoir un déclic quand, alors qu’elle subit une humiliation de plus, elle va décidé de ne plus être passive.
Du jour au lendemain, le changement se fait et le vilain petit canard se métamorphose en merveilleux cygne. La quête de l’amour va pouvoir commencer pour Mairu mais devenir une jolie fille ne signifie pas être à l’abris des coups bas. Pourtant cette fois ci hors de question d’être spectatrice !
Finalement, la romance est un sujet très secondaire de ce premier volume de Mairunovich même si on en devine aisément les pré quels. On rit… On rit beaucoup des aventures de notre héroïne à qui on ne laisse pas une seconde de répit. Il faut dire qu’elle est bien entourée avec un meilleur ami travesti complètement déluré.
Graphiquement, Sato garde son trait agréable même si il n’est pas transcendant d’originalité. On explose littéralement de rire devant les visages cubiques et mal fichu des personnages secondaires.
Comptant 7 tomes au Japon et étant toujours en cours de parution, Mairunovich nous promet de belles tranches de rigolade !
Impossible de rester insensible et on dévore ce manga avec le sourire. A n’en pas douter, il s’agit d’une série prometteuse à l’humour efficace ! Concentré de plaisir garanti.
Une thérapie par le rire ? Miser sur Mairunovich !
Mairunovich Mangaka : Zakuri Sato Editeur : Tonkam
Cette semaine encore ce n'est pas Fred qui vous présente les nouveautés (quel idée d'avoir des vacances !). Vous remarquerez d'ailleurs que je suis nettement plus ponctuelle que lui (quel idée de mettre les nouveautés le Mardi !).
Bref, nous avons décidés de mettre Elric à l'honneur aujourd'hui. Pour ceux qui n'ont pas encore lu la chronique, c'est le moment de vous rattraper. Si vous aimez cruauté, décadence, ambiance glaçante et albinos le bonheur est à porté de main ! On notera également la sortie du septième volume de Cassio. Niveau comics, Supsup et Catou seront sous les projecteurs (Oui, ils ont leur surnoms affectifs... On les aime chez DC).
Nous vous rappelons également que vous bénéficiez toujours de 30% de réduction sur la para-bd via le Chic Chéquier Part Dieu... pourquoi ne pas se laisser tenter du coup par nos nouvelles figurines One Piece ?
Passez un bon week end, et naturellement : Bonne lecture !
NOUVEAUTES (semaine du 20 au 25 mai 2013)
Nouvelle Série | Série en cours | Fin de série | Oneshot - Histoire en un volume
Réedition - Intégrales / Coffret - Tirage de Tête | Autres
Nouveautés BD
Jeunesse
Klaw T02 Tabula Rasa | de Jurion & Ozanam | Le Lombard Le Magnifique Monde de Lisa Simpson T01 Quel Talent ! | collectif | Jungle
Humour
Comme chez toi | de Maurel | Casterman Emile Zola à l'usage des personnes préssées | de Lange | Ca et Là Le Petit Monde de Liz | de Climo | Delcourt Ralph Azham T05 Le Pays des Démons Bleus | de Trondheim | Dupuis Scènes de Ménage T04 Encore plus Terrible | de Miller & Jif | Jungle Vie de Merde T11 Le Mariage | de Scarlatine & Eldiablito | Jungle We are Family T01 Il était deux petits Hommes | de Valero & Pavlenko | Delcourt
Heroic Fantasy
Elric T01 Le Trone de Rubis | de Moorcock & Simonson | Soleil
Science Fiction
Dunk T01 La Naissance d'un Heros | de Biancarelli & Robert | Dargaud
Fantastique
Esotérique
Pas de sorties cette semaine.
Aventures/
Plein Gaz
Les Pirates de Baratavia T06 Siwa | de Bonnet & Bourgne | Glénat
Polar
Cassio T07 Le Réveil d'une Déesse | de Recule & Desberg | Le Lombard Sherlock Holmes et le Mystère du Haut-Koenigsbourg | de Manunta & Seiter | Le Verger Editeur
Histoire
Je suis Cathare T05 Le grand Labyrinthe | de Calore & Makyo | Delcourt Je suis Cathare Coffret T01 à T04 | de Calore & Makyo | Delcourt Joseph Carey Merrick | de Van P | Sandawe
Grands Romans
Ardalén - Vent de Mémoires | de Prado | Casterman Les Aventures de Hickleberry Finn T02 | de Lefebvre & Morvan & Voulyze | Delcourt Camargue Rouge | de Faure | Glénat Dérive Orientale | de Locard | L'employée du moi Orignal | de Radigues | Delcourt Sirène | de Collignon | Dupuis Le Vent des Cimes | de Buche & Perrissin | Glénat
Erotique
Giovannissima | de Casotto | Dynamite Q | de Mrzyk & Moriceau | Requins Marteaux
Nouveautés Mangas
Shonen
A Certain Magical Index T07 | de Kogino & Kamachi | Kioon Amanchu ! T05 | de Amano | Kioon Initial D T22 | de Shigeno | Kaze Karneval T10 | de Mikanagi | Kioon Kuroko's Basket T09 | de Fujimaki | Kaze The Moon Sword T04 | de Endo | Kaze The Mystic Archives of Dantalian T04 | de Abeno & Mikumo | Soleil Nura le Seigneur des Yokai T14 | de Shiibashi | Kana Sket Dance T04 | de Shinohara | Kaze Undertaker Riddle T05 | de Akai | Kioon
Shojo
Akuma to Love Song T10 | de Toumori | Kana Majyo Rin T02 | de Yoneyama | Soleil Rozen Maiden T05 (Nouvelle Edition) | de Peach Pit | Soleil
Seinen
Gisèle Alain T03 | de Kasai | Kioon L'Ile des Téméraires T03 | de Sato | Kana Kamisama Dolls T01 & T02 | de Yamamura | Kana Knights of Sidonia T03 | de Nihei | Glénat Spice & Wolf T06 | de Koume & Hasekura | Ototo Woodstock T01 | de Asada | Glénat
Josei
Midnight Devil T03 | de Miura | Soleil Midnight Wolf T10 | de Ohmi | Soleil
Shonen-Ai / Yaoi /Yuri
Junjo Romantica T12 (Yaoï) | de Nakamura | Kaze Orange Lips (Yuri) | de Rokuroichi | Taïfu Pas à Pas T03 (Yuri) | de Kurogane | Taïfu Super Lovers T01 & T02 (Yaoï) | de Abe | Taïfu Your Story I have Known (Yaoï) | de Suzuki | Taïfu
Hentai
Witchcraft (Non Censuré) | de Yamatogawa | Taïfu
Auteurs /
Vintage
Balade de Yaya T07 | de Zhao & Omont | Fei Dorohedoro T13 | de Q-Hayashida | Soleil Master Keaton T02 | de Urasawa & Katsushika | Kana Trouble is my Business T02 | de Taniguchi | Kana Yokozuna T01 | de Van Straceele & Hamon | Kana
Nouveautés Comics
Presse
Pas de sorties cette semaine.
Superhéros
Marvel/DC
Catwoman (Présentée par Brubaker) T03 Sans répit | de Stuwart & Pulido & Brubaker | Urban Comics Punisher Max T07 Secrets et Mensonges | collectif | Panini Sandman T02 | de Gaiman | Urban Comics Superman - A Terre | de Barrows & Roberson | Urban Comics Superman (Présenté par Geoff Johns) T02 | de Powell & Kubert & Johns | Urban Comics
Adaptations Séries/Films/ Romans/Jeux
Doctor Who T10 Le temps qui passe | de Smith & Fialkov | Summer Media Road Rage | de Daniel & Hill & King | Fusion
Publications
Diverses
DMZ T07 (Nouvelle Edition) Les pouvoirs de la Guerre | de Burchellie & Wood | Urban Comics DMZ T08 (Nouvelle Edition) Coeurs et Esprits | de Burchielli & Kelly & Wood | Urban Comics DMZ T13 Les Cinq Nations de New-York | de Burchelli & Wood | Urban Comics Dust to Dust T02 | de Roberson | Emmanuel Proust Revival T01 Bienvenue à la Maison | de Norton & Seeley | Delcourt Rocketeer T01 Le Cargot Maudit | de Samnee & Waid | Delcourt Voile des Ténèbres | de Hernandez & El Torres | Atlantic BD
Dessin : Didier Poli & Robin Recht & Jean Bastide Scénario : Julien Blondel d'après Michael Moorcock Editeur : Glénat
"Gardien des Epées Noires, protecteur de mes ancêtres... Par le sang et les âmes... je t'appelle... Arioch !! Duc des Enfers d'en haut ! Seigneur des Sept Ténèbres ! Fais de moi ton serviteur ! Arioch ! Par le nom de mon père ! Par le sang de mes ancêtres ! Par la bague des rois sorciers d'Imrryr ! Je t'invoque ! Arioch ! Arioch ! Je t'offre ce sang ! Je t'offre ces âmes ! Arioch ! Mon bras et mon destin si tu m'aides aujourd'hui !"*
Elric ! Ce nom résonne de façon familière aux amateurs de fantasy et pour les plus pointilleux, de sword and sorcery. Les musicologues le connaissent également à travers Hawkwind et Blue Oyster Cult, pour qui l'auteur fut également un des paroliers. Cet auteur, c'est Michael Moorcock, qui connu le succès avec Elric, le premier des Champions Eternels. Expliquer le concept en quelques phrases va s'avérer ardu. En revanche, les rôlistes le connaissent bien, tant Moorcock, à travers Elric, fut une source d'inspiration pour tant de scénaristes.
Elric est un empereur neuf. Son père est mort et il prend en main les rênes du pouvoir à Melnibonée sans vraiment le vouloir. Son peuple, qui se laisse glisser dans une décadence orgiaque, le considère comme un faible, dont Yyrkoon, son cousin malfaisant. Ses appuis, il les trouve auprès de Dyvim Tvar, Gardien des Dragons et de la belle Cymoril, soeur de Yyrkoon. Et il gouverne cette civilisation perfide, en proie à la jalousie des uns, savourant les rares gestes de bienveillance. Elric est albinos, il a besoin de drogues et de sorts pour se maintenir en vie, ce qui attise les convoitises de Yyrkoon.
Les pièces du drame sont en places et elles semblent classiques. Ce qui l'est moins, c'est la façon dont Moorcock traita le sujet en son temps et comme il est interprété par Julien Blondel aujourd'hui sur cette adaptation. Car ce dernier va plus loin que Moorcock par moment sur les idées, avec l'aval de ce dernier, par ailleurs conquis par cette énième bd tirée de son oeuvre majeure (et pas toujours facile à porter). Blondel, avec ses complices, nous décrivent sans fard Imrryr, la Cité qui Rêve, dont le nom et l'appellation poétique cache un lieux de luxure et de débauche où être esclave s'avère mourir jeune, mais de façon lente, sous les plus atroces des tortures. Les esclaves humains, bien évidemment, car les Melnibonéens sont une race antérieure, vindicative et fière, dont l'empire s'étendait au-delà des mers qui bordent l'île aux Dragons.
Après, il est certain que ceux qui sont habitués à de la fantasy pétrie d'humour et de légèreté peuvent être choqués par la noirceur du scénario. Ensuite, la profondeur du récit, la dénonciation de l'Impérialisme Anglais qui coule de Melnibonée et le déclin d'un peuple, la richesse et la subtilité des dialogues peuvent faire pencher la balance (jeu de mot involontaire dont la pertinence vous sautera aux yeux dans quelques volumes !) en faveur de cet Elric, devenu un classique littéraire depuis des décennies et qui peut suivre cette voie dans le domaine de la bd. Sa destinée n'est qu'entre vos mains.
-- Fred
PS : Et comme Moorcock ne sortait jamais vraiment du Champion Eternel quand il composait pour des groupes, voici Black Blade de Blue Oyster Cult, Hawkwind étant définitivement trop psyché et barré :p
* Ne refaite pas ça chez vous. Outre le fait de vous couvrir de ridicule, vous risquez d'avoir de gros problèmes.
Il suffit de jeter un coup d'oeil au tableau pour se rendre compte que la semaine fut calme. Il faut en jeter un autre pour constater que si quelques séries se terminent (dont Ils Etaient Dix de Stalner), il y en a beaucoup de nouvelles qui pointent le bout de leurs pages. On dira encore une fois tout le bien que l'on pense de Walhalla (Walhalla is good for you, as G... is), on se penchera également sur l'ambitieuse série en triptyque de Glénat, les Mystères de la République, avec un tome 1 pour la Troisième, la Quatrième et la Cinquième filles de la France. Ne pensez pas que c'est de l'historique rébarbatif (deux mots qui vont souvent ensemble, souvent ensemble - sur un air des Beatles), le contexte historique est sujet à du polar vieille France passionnant. Selon les époques, on découvre des ères politiques qui aujourd'hui peuvent faire débat mais dont le fond, finalement, reste d'actualité.
Nous vous laissons découvrir tout cela, nous en avons trop dit ou pas assez ! Pour la couv' de la semaine, nous vous mettons du coup celle de la Troisième République, plus axé "people" !
Comme vous l'avez peut-être déjà vu auparavant sur notre facebook, nous organisons un concours de dessin pour fêter la sortie d'un nouveau coffret de la légendaire série animée. Contrairement à ce qui a été annoncé à ce moment là, la date butoir pour nous faire parvenir vos chefs d'oeuvre ne sera pas le 4 juin 2013, mais le 4 juillet 2013, ce qui vous laisse un peu plus de temps !
Le principe est simple : vous nous faites parvenir votre dessin ayant un rapport avec l'univers de Goldorak, soit en le déposant directement à la boutique, soit en nous l'envoyant par mail à l'adresse suivante : glenatlyon@wanadoo.fr (oui, nous sommes rétro et nous l'assumons !). N'oubliez pas de mettre vos coordonnées sans omettre le numéro de téléphone !
Le dessin gagnant sera désigné par l'équipe très rapidement !
- Bien au contraire, je le crains. Pour reprendre ses propres termes, il est allé "courir la gueuse".
Changez de dessinateur et vous pouvez atteindre une autre dimension. Tant qu'il était associé à l'excellent Tim Sale, Jeph Loeb nous servait des histoires de Batman énergiques, mais qui, par le dessin, nous semblaient terriblement intimistes. Avec le déjanté Jim Lee, il nous offre une histoire dynamique, mais qui cette fois-ci se drape des atours du blockbuster en puissance.
Batman - Silence est explosif. Dès les premières pages de cette histoire divisée en douze chapitres (et qui fut publié aux Etats Unis sur une année entière du coup, à l'instar de Superman - Pour Demain), nous devinons que nous allons en prendre plein la vue. L'intervention d'un Killer Croc démesuré, bestial, est impressionnante. Et ce n'est que le premier chapitre !
Dans cette histoire où Batman est attaqué par un ennemi qui le touche même au travers du personnage de Bruce Wayne, nous avons droit, selon l'habitude de Loeb, à toute une galerie de personnages. Si certains n'ont qu'une visibilité limitée (et étrangement, Jim Gordon est de ceux-là), d'autres tiennent une place importante, à l'instar de Catwoman. Cette dernière s'immisce dans la vie du justicier au chiroptère, devenant une alliée inattendue.
Mais avec Batman, les sentiments ne sont jamais une chose simple et si cet ouvrage oscille entre l'enquête pure et dure et la love story, rien n'est jamais acquis. Certaines idées évoquées dans ce livre seront d'ailleurs utilisées dans le futur. Mais ce qui importe ici, c'est le pragmatisme avec lequel tout est raconté, à travers les pensées d'un Batman visiblement dépassé par la situation, qui menace sans cesse de sombrer littéralement, de franchir la mince frontière de sa folie qui le différencie des malfrats homicides qu'il cotoit.
Batman - Silence se déguste frais et sans limitation liée à l'abus de bonnes choses (n'allez pas comprendre que vous pouvez faire la même chose avec l'apéro !). Cette nouvelle édition offre également 80 pages de bonus où Jim Lee nous fait découvrir ses carnets de croquis et nous explique ce qu'il faut voir dans certaines cases (et y a du boulot, certains clins d'oeil demandent encore à être décelés pour ma part...). Un must have, quoi.
-- Fred
P.S : pour beaucoup, Iron Man est le seul personnage de comics à avoir droit à sa chanson (de la part de Black Sabbath). On passera rapidement le Wolverine Blues de Entombed pour se rappeler qu'en 1988, Voivod reprenait le thème de la vieille série télé avec Adam West à la sauce keupon. C'est cadeau, mais je doute qu'on me remercie après ça. :-/